Donnie fait son cinoche ! (octobre 2015)

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La Rage au Ventre – Antoine Fuqua (2015)

Raging Bull

Si j’avais lu le script de ce film avant, j’aurais immédiatement pensé à Fuqua pour le réaliser. Du cliché à l’Américaine, efficace, sans aucune surprise, où l’on sait exactement ce qu’il va se passer, et ou le climax de la rédemption de l’homme meurtri doit être magnifié par un réalisateur qui avec son sens urbain du spectacle sait rester sincère dans sa superficialité.

Malheureusement, à l’instar d’Equalizer, ici ça aurait pu être beaucoup mieux à mon sens. Les quelques passages attendus comme l’entraînement du boxeur ne sont pas assez exploités, ou d’une manière qui ne m’a pas assez séduite, et je n’ai pas trouvé les combats vraiment spectaculaires, alors que l’on ne sent pourtant aucune volonté de rester sobre.

Mais attention le film n’est pas mauvais, comme toujours, mais il m’a donné le sentiment de ne rien apporter de plus que ce qui a déjà été fait, et vu le charisme et le travail effectué par Jake Gy, c’est vraiment dommage de pas proposer un spectacle à la mesure de son personnage.

 

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The Voices – Marjane Satrapi (2015)

Mastermind

Moyennement emballé au premier abord, par l’affiche ou la présence de Ryan Reynolds, je lance quand même le film avec une certaine curiosité. Amusant, surprenant et impeccablement écrit, j’ai finalement été étonnamment convaincu par le rôle principal, et carrément captivé par cette brillante mise en scène subtilement maîtrisée qui donne au film une dimension artistique très intéressante. Une œuvre particulière, réussie, d’une réalisatrice qu’il faudra dorénavant suivre de près.

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San Andreas – Brad Peyton (2015)

Earth Song

San Andreas c’est un peu le nouveau Marvel du film catastrophe. C’est quand même dingue qu’en 2015 on se coltine encore le même schéma narratif que tous les autres films du genre, sans exception. Alors le film est bien foutu évidemment, les effets numériques et le montage sonore en tête de proue, mais me manger pendant 2h la famille à la plastique volumineusement parfaite, qui après un drame arrive à se ressouder en accomplissant des exploits surhumains au beau milieu de la misère du monde, perso, me fatigue beaucoup. Mais malgré tout, ça se regarde quand même assez facilement sans trop y être attentif.

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LOVE – Gaspar Noé (2015)

Un mot : ZIZI

Love m’a donné la vague impression que Noé a tourné son film comme un enfant découvre son zizi. Et que je m’amuse, et que j’essaie des trucs, et que je me fais plaisir, et que je fais un peu n’importe quoi. Encore un film qui fait partie de ce genre d’œuvres qui ne naissent véritablement qu’au montage en bidouillant les rushs à disposition, et même si je n’ai rien contre ce genre de pratiques, ici on sent clairement qu’il manque de la matière pour maintenir éveillé le spectateur. Mais qu’importe, Gaspar présente quand même sa grasse bobine de 2h15, ou s’enchevêtrent les pensées gratuites de son esprit un poil narcissique, avec encore une fois une lumière magnifique et une identité artistique très intéressante, mais qui ne fait pas ressentir grand chose… hormis de l’ennui !

Donnie

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Mis en ligne le 19 octobre 2015