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Le point sur la mobilisation des gilets jaunes, des migrants et des étudiants à Montpellier ce 1er décembre

Montpellier Poing Info, 2 décembre 2018 – Mobilisation des gilets jaunes, des étudiants, des migrants, des Kurdes, des sympathisants de la cause palestinienne… : rarement Montpellier n’aura connu autant de manifestations en une seule journée. Le Point vous résume les événements de ce samedi 1er décembre :

Les gilets jaunes, de l’autoroute à la gare

Environ 150 gilets jaunes se sont donnés rendez-vous hier à 11h au rond-point du Prés d’Arènes et sont partis à pied en direction de l’autoroute A9 pour bloquer les voies. L’une des voies était bloqué en amont par d’autres gilets jaunes et quasiment aucun véhicule n’y circulait, et un barrage filtrant a été établi sur l’autre voie, ralentissant très fortement le trafic. L’ambiance y était bon enfant : la plupart des automobilistes klaxonnaient en guise de soutien, et un match de foot improvisé s’est tenu sur un fond de reggae.

Pendant ce temps-là, plusieurs dizaines de gilets jaunes sont restés à Prés d’Arènes pour un barrage filtrant ainsi qu’au rond-point du grand M, tandis que d’autres s’occupaient de maintenir l’opération péage-gratuit à Saint-Jean-de-Védas.

Vers 14h, plusieurs dizaines de gilets jaunes ont convergé vers la place de la Comédie, où ils ont commencé à faire une ronde en chaîne humaine – une ambiance pas vraiment raccroc avec les scènes d’émeutes à Paris.

Vers 16h, environ 150 gilets jaunes se sont massés devant la préfecture – où une gilet jaune déguisée en papa Noël s’est mise à dialoguer avec un policier – puis ils sont repartis en direction de la gare. Guidé par un gilet jaune qui battait le rythme avec son tambourin, le groupe est allé vers le centre commercial du Polygone, qui a préféré fermer ses grilles.

Vers 21h, plusieurs centaines de motards de la Fédération des motards en colère de l’Hérault sont arrivés à la mairie, où des gilets jaunes les attendaient. Le maire Philippe Saurel a discuté avec quelques gilets jaunes.

250 manifestants pour défendre les droits des migrants

A l’appel du Collectif Migrants Bienvenue 34, environ 250 personnes ont défilé de la place de la Comédie à la préfecture pour la « manif de la dernière chance ». À partir du 15 décembre, les procédures Dublin ne seront plus traitées par la préfecture de Montpellier, mais par celle de Toulouse. Le collectif demande donc solennellement au préfet de l’Hérault « de faire preuve d’humanité en autorisant tous les demandeurs d’asile menacés d’expulsion à déposer leur demande en France, tant que leur sort relève de sa compétence ». Une banderole de 100 mètres a été déployée rue de la Loge avec la liste des « 17 306 personnes mortes en essayant de rentrer dans la « forteresse Europe » » en 2012. Prochains rendez-vous : rassemblement lundi prochain à 16h devant la préfecture à l’occasion d’une audience avec le préfet et des membres du collectif, et manifestation le 18 décembre à 18h au parc du Peyrou à l’occasion de la journée internationale pour les droits des migrants.

Mobilisation des étudiants étrangers

Vers 16h, une centaine d’étudiants, dont une bonne partie d’étudiants étrangers, se sont rassemblées sur la place de la Comédie pour dénoncer l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers : l’inscription en licence coûtera à la rentrée 2019 2770€ au lieu de 170€, et le master 3770€ au lieu de 243€. Les étudiants sont ensuite partis en direction de la préfecture.

Manifestation du centre démocratique kurde

Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce samedi soir à Montpellier à l’appel du centre démocratique kurde pour réclamer la libération du leader kurde Abdullah Öcalan. Arrêté en 1999 au Kenya par les services secrets turcs, israéliens et nord-américains, il a été condamné par l’État turc à la prison à perpétuité et est toujours maintenu à l’isolement sur l’île-prison turque d’Imrali. L’État turc l’a condamné pour avoir fondé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation révolutionnaire qui lutte, parfois les armes à la main, pour faire reconnaître les droits des Kurdes, bafoués par la Turquie. Pour en savoir plus, lisez cet article.

Stand de BDS

Le collectif BDS34 (boycott-désinvestissement-sanctions contre l’État israélien) a tenu dès 15h sur la place de la Comédie son traditionnel stand pour informer la population sur les exactions commises par l’État israélien contre les Palestiniens. Régulièrement convoqués par la police pour « occupation illégale de l’espace public », les militants de BDS ont été soutenus par différentes organisations politiques et associatives (NPA, ADN, ATTAC… ) au nom de la liberté d’expression.

 

 

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Mis en ligne le 02 décembre 2018