• Accueil »
  • Brèves d'actu »
  • Sud Éducation Hérault dénonce « la campagne d’extrême droite » contre le secrétaire départemental de Solidaires 34

Sud Éducation Hérault dénonce « la campagne d’extrême droite » contre le secrétaire départemental de Solidaires 34

Montpellier Poing Info, le 27 avril 2018 – Le syndicat Sud Éducation Hérault a publié hier un communiqué pour apporter « tout son soutien au secrétaire départemental de l’Union Syndicale Solidaires Hérault, victime [depuis la manifestation du 14 avril] d’une campagne ignoble de la part d’officines d’extrême-droite et de leurs relais médiatiques ». C’est le « journaliste » Jean-Marc Aubert – connu pour sa proximité avec la police* et ses propos racistes – qui a commencé les hostilités en publiant le 23 avril un article sur e-metropolitain sobrement intitulé : « Casseurs de Montpellier : une photo accablante ».

E-metropolitain et Lengadoc-Info : deux médias d’extrême-droite

« Ce manifestant [entouré en rouge] a été aperçu vers 16h en compagnie de Muriel Ressiguier, la députée de la France Insoumise […], avant le départ du cortège de la manifestation, […] juste avant le raid des 200 casseurs » affirme Jean-Marc Aubert. Le site d’extrême-droite Lengadoc-Info – tenu par Jordi Vives Carceller, militant de la Ligue du Midi – a publié quelques heures après un article intitulé « Un des leaders des casseurs de la manifestation du 14 avril identifié » dans lequel on peut lire : « L’identité du personnage situé à droite ne fait que peu de doute malgré son visage en partie dissimulé. Il s’agirait de José Luis Torrès secrétaire départemental du syndicat Solidaires 34. » Lengadoc-Info prétend aussi avoir reconnu l’identité de la personne à gauche dont le visage est pourtant totalement dissimulé.

Cette campagne médiatique prouve une nouvelle fois la proximité de Lengadoc-info et d’e-metropolitain, deux médias d’extrême-droite dont la fonction essentielle est d’être au service de la police. Jean-Marc Aubert publie régulièrement des articles à charge sur la base de sources policières contre des prévenus, contribuant ainsi à maximiser leurs condamnations. Selon nos informations, José-Luis Torres aurait d’ailleurs été inquiété par la police depuis la publicaton de cet article. De son côté, Jordi Vives Carceller fiche les militants du mouvement social. Sud Éducation Hérault dénonce « ces méthodes et ces pratiques de l’extrême-droite qui, comme à son habitude, manipule et ment dans l’objectif de répandre ses idées nauséabondes » et affirme que « les intimidations, d’où qu’elles viennent, officielles ou non, ne nous empêcheront jamais de poursuivre notre lutte ! Bien au contraire ! En réaffirmant haut et fort, notre soutien à notre camarade, nous réaffirmons notre engagement dans les luttes antifascistes, à ses côtés, et aux côtés de celles et ceux qui luttent pour un autre monde. »

Jordi Vives Carceller, à gauche, lors d’une réunion du groupuscule fasciste du GUD et Jean-Marc Aubert, à droite (la photo de droite est de Montpellier Journal)

Source :

*« Nos journaux gâtent ‘‘les flics’’ », Montpellier journal, 23 décembre 2008

Communiqué complet de Sud Éducation Hérault :

Face aux mensonges de l’extrême droite : soutien total à notre camarade !

SUD Éducation Hérault, apporte tout son soutien au secrétaire départemental de notre Union Syndicale Solidaires Hérault, victime d’une campagne ignoble de la part d’officines d’extrême-droite et de leurs relais médiatiques. Ces dernières accusent notre secrétaire départemental d’être le « leader des casseurs » qui aurait planifié les dégradations qui ont eu lieu en ville lors de la manifestation du 14 avril.

Nous dénonçons les méthodes et les pratiques de l’extrême droite qui, comme à son habitude, manipule et ment dans l’objectif de répandre ses idées nauséabondes.

Le combat syndical que nous menons contre Macron et son monde, aux côtés de notre Union Syndicale et de son secrétaire départemental, est un combat pour les services publics et la justice sociale, et contre une politique qui laisse le plus grand nombre dans la misère et le dénuement.

Avec notre Union Syndicale et au sein de l’intersyndicale départementale, nous œuvrons pour la convergence des luttes, seul moyen de faire cesser la destruction des acquis sociaux.

Les intimidations, d’où qu’elles viennent, officielles ou non, ne nous empêcheront jamais de poursuivre notre lutte ! Bien au contraire !

En réaffirmant haut et fort, notre soutien à notre camarade, nous réaffirmons notre engagement dans les luttes antifascistes, à ses côtés, et aux côtés de celles et ceux qui luttent pour un autre monde.

 

Share on FacebookPartager
Mis en ligne le 27 avril 2018