Victoria / Sebastian Schipper – 2015

Victoria-Sebastian-Schipper

Victoria c’est un peu le Birdman du mec pauvre… mais en talentueux !

Si l’idée du plan-séquence de 2h15 en temps réel avait de quoi me séduire à la base, appréciant particulièrement l’exercice, je ne pensais pas en revanche qu’une durée « réelle » si longue pouvait être aussi immersive.

Pétard, j’ai vraiment eu le sentiment d’être la caméra, d’être à côté des acteurs comme le cinquième copain de l’histoire et de participer aux péripéties.

Car c’est là toute la force de ce film : ressentir une expérience réaliste où le cinéma ne se réfléchit plus mais se vit, sur place et dans l’instant.

Cumulé à cela, je me suis senti terriblement attaché aux acteurs, tous très bon dans leurs improvisations, et j’ai été remarquablement surpris par les choix artistiques de Sebastian Schipper effectués en post-production, qui, à l’aide des brillantes compositions de Nils Frahm, réussit à magnifier certains moments de vies d’une manière que je qualifierai de profonde, juste et incroyablement sincère.

Alors au final on ne reprochera que le titre et l’affiche qui ne donnent pas forcément envie, mais je reste convaincu que ce film fera date et influencera une pléiade d’artistes désireux d’approfondir cet exercice de style « vivant » et terriblement accrocheur.

Petite courbette messieurs, c’est grâce à des gens comme vous que je peux dire :

« J’aime le cinéma ! »

Donnie

Share on FacebookPartager
Mis en ligne le 15 mars 2016